C’est un cas assez exceptionnel que celui de ce buraliste installé dans la commune gersoise d’Auch. Ce professionnel qui est donc spécialisé dans la vente de produits du tabac a envoyé une demande très spéciale à la Ministre de la santé, exhortant cette dernière à racheter sa licence.

Un buraliste « las »

buralisteCe buraliste répondant au nom de Cédric Prieur souhaiterait donc que la Ministre de la Santé lui rachète sa licence. Si Marisol Touraine ne le fait pas, celui-ci la menace de porter l’affaire devant la justice. Il l’accuse d’abus de confiance mais aussi de génocide par manipulation. En réalité, Cédric Prieur fait actuellement face à une baisse de ses chiffres d’affaires. Les deux faits sont sans doute liés.

Répercussions de la hausse des prix

Au-delà de sa demande qui ne manque pas d’attirer l’attention, Cédric Prieur met l’accent sur le fait que sa rémunération dépend de son chiffre d’affaires. Dans la mesure où le prix de la cigarette ne cesse d’augmenter, de même que la TVA, les ventes accusent une baisse alarmante. Il faut souligner que Cédric Prieur fait partie de ces buralistes qui sont localisés à proximité des zones frontalières. La baisse de son activité est encore plus flagrante dans la mesure où les fumeurs préfèrent s’approvisionner hors des frontières où les tarifs sont plus intéressants. Celui-ci aurait enregistré une diminution de ses chiffres d’affaires de près de 30 % en une année.

Cédric Prieur se sent coupable

Enfin, Cédric Prieur a aussi évoqué une prise de conscience. Celui-ci se serait rendu compte que ses activités nuisent à la santé publique. Il déclare alors qu’il ne désire plus tuer des personnes en commercialisant du tabac. Le tabac qui tue sans que les fumeurs ne s’en rendent vraiment compte. Telle est l’affirmation du buraliste. Il se sent alors comme un « tueur par procuration ». Dans tous les cas, il estime que l’Etat est complice dans cette histoire. D’ailleurs, il s’exprime très clairement à propos des autorités. Selon lui, le gouvernement lui a ôté toute envie de poursuivre son activité. En définitive, on a quand même du mal à croire que Cédric Prieur soit vraiment sincère dans son mea culpa, dans la mesure où il en fait part alors que ses ventes baissent vertigineusement.