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Le baromètre de Santé publique France dévoile les chiffres de la vape pour 2024
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Le 11 décembre 2025, le site de Santé publique France a mis en ligne son dernier rapport sur la vape au sein du pays. Intitulé « Vapotage : usage et évolutions récente », ce baromètre dévoile les chiffres liés à la vape sur le territoire français en 2024. Et il y a de quoi sauter au plafond !
Le baromètre de Santé publique France montre que 6,1% des adultes en France vapotent
Pour réaliser son enquête, un large panel de personnes ont été interrogées sur leur rapport à la cigarette électronique, qu’il s’agisse d’une puff ou d’un kit e-cig. À noter que seuls les adultes ont été pris en compte dans l’échantillon, les mineurs n’ayant pas le droit de vapoter. Si le sujet des jeunes et de la vape vous intéresse, sachez que nous avons réalisé plusieurs articles sur le sujet, dont un qui met en avant les statistiques du vapotage chez les ado dans une enquête réalisée par l’ACT.
Mais revenons-en à notre baromètre, qui étudie on le rappelle uniquement la relation à la cigarette électronique des adultes, âgés de 18 à 79 ans. Son objectif est de déterminer la prévalence du vapotage en France pour l’année 2024. Le résultat ? On constate que 7,9% des adultes en France ont déjà vapoté (ne serait-ce que pour prendre une seule bouffée). 6,1% d’entre eux vapotent quotidiennement. Parmi ces derniers, presque la moitié sont d’anciens fumeurs (49,5%) et 47,7% fument encore. Cela veut dire que la moitié des vapoteurs et vapoteuses ont réussi à arrêter de fumer, ce qui est encourageant !
Pour l’autre moitié, qui ont un profil de vapo-fumeurs, il leur faut redoubler leurs efforts pour se sevrer pour de bon du tabac, qui est dangereux même avec une seule cigarette fumée de temps en temps. Évidemment, vapoter n’est pas sans risque, il faut donc dans les deux cas travailler l’arrêt de la vape dès que possible, une fois que le risque de rechute vers le tabac est écarté.
Âge, diplôme, profession, situation financière… Les vapoteurs passés au crible
On peut le dire, l’enquête menée par Santé publique France n’a pas lésiné sur les critères pour dévoiler un portrait type des personnes qui vapotent au sein de l’Hexagone. Déjà, on apprend que la parité hommes-femmes n’existe pas vraiment dans la vape : les hommes vapotent bien plus que les femmes… Sauf à partir de 60 ans, où la tendance s’inverse.

Du côté des diplômes, les chiffres sont sensiblement les mêmes chez les personnes non diplômées et chez celles qui ont effectué des études supérieures. Parmi les professions qui vapotent le plus (7,3%), on trouve les ouvriers, tandis que les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprises vapotent le moins (5%).
Les personnes qui utilisent le plus la cigarette électronique sont dans une situation financière délicate (8,2%) alors que celles qui s’estiment comme vivant à leur aise sont les moins nombreuses (4,2%). De quoi rappeler les chiffres du tabagisme en France !
Peu de retraité(e)s vapotent (2%), en revanche les personnes qui ont un travail vapotent le plus (7,9%), davantage encore que celles étant au chômage (7%) ou qui font leurs études (5%).
Et au niveau de la répartition géographique, ça donne quoi ? Comme on peut le voir avec la carte ci-dessous, il y a de gros écarts entre les différentes régions. Cela passe même du simple au double pour certaines ! Les trois mauvaises élèves sont les régions suivantes : Nouvelle-Aquitaine (7,4 %), Bretagne (9,1 %) et Corse (10,0 %). Celles où l’on vapote le moins sont situées dans en Outre-Mer, tandis qu’en France Métropolitaine ce sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (4,6 %) et le Grand Est (4,7 %) qui remportent la palme des endroits où la prévalence de la cigarette électronique est la plus basse.

Le nombre de personnes qui vapotent en France est en augmentation
Le moins que l’on puisse dire en regardant les courbes de l’évolution des vapoteurs (en bleu) et des vapoteurs quotidiens (en gris), c’est que la tendance est à la hausse depuis 2016, avec une hausse marquée depuis 2020. La bonne nouvelle, c’est qu’à côté de ça, le tabagisme est en chute. Cependant, comme l’évoque le rapport de Santé publique France, il ne faut pas que les jeunes se mettent à vapoter au risque de devenir dépendant(e)s. Le vapotage ne doit pas être normalisé et uniquement servir aux fumeurs et fumeuses qui luttent contre leur addiction au tabac.

Le baromètre se conclue sur ceci « les autorités de santé invitent à ne pas décourager les fumeurs qui se seraient engagés dans une tentative d’arrêt du tabac avec l’aide de la vape. Celle-ci peut être utilisée dans une démarche stricte d’arrêt du tabac, pour des publics vulnérables à forte dépendance à la nicotine, en cas d’échec ou de mauvaise adhérence aux traitements validés et lorsqu’une préférence est exprimée pour les dispositifs de vapotage ». De quoi, on l’espère, faire réfléchir le gouvernement à une époque trouble pour l’avenir de la vape, avec une forte taxation envisagée.
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